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mardi, 20 novembre 2007
Jean-Louis Borloo, élu sans surprise président du Parti radical
Jean-Louis Borloo, élu dimanche pour deux ans président du Parti radical, a affirmé son ambition d'en faire "un grand parti" dans une "stratégie d'indépendance loyale" vis-à-vis de l'UMP, à laquelle la formation est associée.
"Ne me demandez pas d'être le leader d'un courant de l'UMP", a averti le ministre de l'Ecologie devant près d'un millier de délégués réunis à Paris pour le 108ème congrès du plus vieux parti de France.
Son élection à la tête du Parti radical intervient quelques jours après la reprise du dialogue entre radicaux valoisiens et radicaux de gauche, brouillés depuis 35 ans.
"Je n'ai pas demandé la présidence du Parti radical pour ne pas en faire un grand parti", a prévenu le numéro 2 du gouvernement, 56 ans, longuement applaudi par les participants.
M. Borloo, jusqu'ici coprésident du parti avec le maire de Nancy André Rossinot, a précisé que "bien entendu, (les radicaux) soutiennent l'action du président et du gouvernement, dans une liberté d'action, de rêve et de parole".
Plusieurs élus des fédérations s'étaient succédé auparavant à la tribune pour apporter lui un soutien "vigilant", l'interpellant notamment sur les municipales de 2008 et les régionales de 2010.
"Tu seras jugé sur les résultats aux municipales, de façon à ce que le Parti radical ne soit pas seulement un beau mouvement d'idées", a averti Fabienne Lévy, présidente de la fédération du Rhône.
Arlette Fructus, responsable dans les Bouches-du-Rhône, a rappelé que le Parti radical est "le parti du pouvoir régional". "Il faut un programme" avec "plus de visibilité, plus de soutiens sur le terrain et plus d'existence dans les fédérations", "pour prendre le pouvoir des régions", a-t-elle dit.
"Je serai réellement le président de ce parti", leur a répondu Jean-Louis Borloo mais "la condition, c'est que vous ayez le même engagement d'y aller à fond".
Il a prévenu que ce qu'il allait faire risquait d'"en déranger plusieurs, parmi nos amis". "Ce ne sera pas simple", "il y aura des résistances", et "il va falloir jeter des ponts au-delà de nous-mêmes", mais "dans l'intérêt de notre pays", a-t-il averti, dans une allusion à un éventuel rapprochement avec le PRG de Jean-Michel Baylet.
Confiant les "clés de la maison" à son successeur, André Rossinot a plaidé pour un "pôle central décomplexé" dans le paysage politique et pour un Parti radical "catalyseur de cet espace central", face à "l'épuisement idéologique d'une gauche socialiste déboussolée".
Le Parti radical devra être un "laboratoire d'idées", "une plate-forme rénovatrice" de la vie politique. "C'est d'ailleurs une de nos fonctions historiques", a ajouté le maire de Nancy.
Fondé en 1901, le Parti radical compte 17 députés, sept sénateurs et un eurodéputé. Il dirige les mairies de Nancy, Valenciennes, Bayonne, Bourges, Saint-Etienne, Antibes et Cahors.
"Il faut à la fois rester nous-mêmes et nous adapter", a souligné M. Rossinot, qui annonce en privé vouloir se consacrer à sa ville tout en restant "actif" dans la maison "valoisienne".
Il a annoncé la création prochaine d'une fondation pour promouvoir les valeurs du radicalisme, qu'il a rappelées à la tribune: "République, démocratie, solidarité, fraternité, laïcité, individu et toutes les valeurs intégratrices au sein d'une nation de plus en plus européenne".
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A lire :
20 minutes : Borloo, locomotive du Parti radical "valoisien" pour le tirer vers 2012
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