lundi, 04 juin 2007

Réfléxion d'un immigré : Idendité Nationale deux mots tabous?

3640fb85e4b00fb372189cae360c3735.jpgJe suis né en 1936 à Port Saïd (Egypte) de parents grecs et j’ai vécu mon enfance et mon adolescence comme étranger dans un pays musulman.

J’ai appris la langue arabe dans le Lycée grec de la ville où j’habitais, car les écoles des communautés étrangères n’avaient le droit de fonctionner que sous condition que l’arabe soit enseigné comme langue obligatoire et que l’on apprenne à chanter l’hymne national égyptien !

Je connais ce que signifie d’être un étranger dans un pays d’une autre nation et de religion différente de la sienne. A l’âge de 17 ans après avoir obtenu le Baccalauréat, je suis venu en France où j’ai fait mes études d’Ingénieur dans les Grandes Ecoles de Paris et de Toulouse.

Mon admission à l’enseignement français ne comportait, hormis la réussite aux concours, aucun obstacle du fait de ma nationalité étrangère. Je n’ai versé le moindre franc comme droit de scolarité. Les restaurants universitaires m’étaient ouverts, et très vite j’ai constaté que la modique participation aux repas que tous les étudiants versaient, ne représentait qu’une infime partie du véritable coût de la nourriture offerte. Le complément était payé par les impôts des citoyens français. Avec la différence, que cet avantage déterminant n’était pas réservé aux seuls étudiants français, mais généreusement attribué à tous les jeunes qui avaient choisi d’étudier en France.

Il faut surtout noter qu’aucune contrepartie n’était demandée, pour compenser le coût des études de très haut niveau que dispensait l’Education National à tous indistinctement !

Une anecdote illustre très simplement l’espace qu’il fallait combler pour être intégré dans le pays qui m’a si gentiment accueilli : je vivais dans le 15ème arrondissement de Paris dans une petite chambre qui donnait dans la rue du Théâtre, en face de laquelle se trouvait une épicerie comme il en existait à ces années (1954). Très tôt le matin j’avais observé qu’un livreur laissait devant la porte de l’épicerie, fermée à cette heure très matinale, des cageots contenant des bouteilles de lait. J’ai considéré que ‘’ces gens’’ devaient être stupides pour laisser de la marchandise sans surveillance sur le trottoir. Je me servais donc tous les matins sans avoir conscience, dans la mentalité qui était alors la mienne, de faire quelque chose de mal. J’ai raconté presque avec fierté cet exploit à mon voisin de chambre, qui était un français de mon âge, venant de la région de Metz. Il m’a répondu, avec cet air que je considérait à l’époque comme ‘’la froideur’’ des français, que tout simplement ………… j’étais un voleur. Ce fut ma première leçon de bonne conduite qui m’ouvrait l’issue vers une autre mentalité et qui me permit par la suite d’être intégré et de devenir un citoyen français.

Cette anecdote illustre ce qui se passe de nos jours, plus de cinquante ans plus tard, dans un degré qui malheureusement est très largement dépassé. Un jeune français de Metz, ou d’ailleurs, ne suffit pas pour encadrer et conduire des hordes d’étrangers qui ont envahis ce pays clandestinement, vers le chemin de l’intégration et du bonheur d’une citoyenneté qui exalte.

La pauvreté de ces individus, l’absence total d’un lien avec le pays au sein duquel il parviennent à s’infiltrer, la seule préoccupation qui est la leur de s’approprier ce qui ne leur appartient pas (pour survivre ?), leur récupération par des malfaiteurs ou des politiques qui inscrivent la démocratie à la semelle de leurs plus vieux sabots, les conduisent inexorablement vers la déchéance et la marginalité.

Je peux et je veux témoigner que la France n’a pas cessé d’être généreuse envers tous ceux qui se conduisent dans le cadre de la République. Je porte avec fierté, en tant qu’Officier, les Palmes Académiques et l’Ordre National du Mérite, comme des milliers de Français qui ont servi loyalement leur pays.

Sur le plan politique, après ma naturalisation, j’ai suivi le Général De Gaulle, dans les rangs de ‘’Gaullistes de Gauche’’ à la formation qui s’appelait à cette époque ‘’l’Union Démocratique du Travail’’. Et plus tard je fus responsable du Parti Radical de Gauche pour la Ville de Maubeuge où je réside et Vice Président de ce même parti pour la Fédération du Nord. En effet par tradition familiale le radicalisme à la française résumait et résume encore pour moi, la solidarité saine qui constitue la base de toute les Démocraties depuis Démosthène.

La période que nous vivons actuellement nécessite de remettre à son vrai niveau la Patrie , dans l’esprit et dans le cœur de ceux qui aiment ce pays d’un grand peuple. Je crois fermement à la sincérité du Président de la République Monsieur Nicolas SARKOZY et je souhaite que tous les français l’aident pour mener à terme le grand projet qu’il propose et que le Peuple de France accepta par le suffrage du mois de Mai 2007 et qu’il confirmera aux prochaines élections législatives.

Emmanuel G. Carvounas

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